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Histoire du paysFantômes de l'empire - ce qui reste de la force de l'Union Soviétique en Moldavie - Voyages Moldavie

13 mai 2020by admin
Bunkers et bases soviétiques: les lieux abandonnés du communisme

Les énormes bunkers de la forêt du village Olișcani, Soldanesti, font sans doute, partie des constructions les plus énigmatiques du territoire moldave. Les deux casernes d’un diamètre de 32 mètres et d’une profondeur de plus de 60 mètres ont fait partie d’un objectif militaire secret construit pendant la période soviétique. Après la désintégration de l’URSS, la base militaire a été abandonnée et est devenue progressivement un fossile rappelant le pouvoir militaire d’autrefois. Ici, sous terre, il reste encore des centaines de galeries en métal et béton de la plus haute qualité.

PC: general-kosmosa.livejournal.com

La descente dans l’intérieur de ces structures impressionnantes est dangereuse, parce que parfois, les escaliers en béton sont manquants. Certains disent que les bunkers ont 11 étages en dessous du sol, d’autres qu’ils en ont en réalité 13. Mais, il est certain que les derniers niveaux ont été inondés par les eaux souterraines et ne sont pas accessibles.

Les travaux de construction de l’objectif militaire stratégique portant le numéro 1180 ont débuté pendant la guerre froide, en 1985 et ont été interrompus en décembre 1991, dès l’effondrement de l’empire soviétique. Les deux bunkers n’étaient pas terminés, mais tous les autres objectifs du territoire, d’une superficie de 196 hectares, étaient prêts: bâtiments administratifs, immeubles d’habitation, cantine, centre médical, hôtel, parking, caserne de pompiers, chaufferie. Le but officiellement declaré de la construction respective était une usine conçue pour réparer les tracteurs et les équipements. L’entrée de la base militaire était strictement secrète, pas tout le monde pouvait pénétrer dans cet objet spécifique.

PC: general-kosmosa.livejournal.com

Les deux bunkers appelés l’objet A et l’objet B communiquaient non seulement entre eux mais disposaient également de 4 tunnels qui conduisaient aux bâtiments administratifs. Dans l’une des fortifications souterraines devaient être installés les bureaux des commandants militaires et les télécommunications, et dans l’autre, les installations techniques desservant le premier bloc, les conduites d’eau, les systèmes de ventilation et d’électricité.

Le point de commandement était situé à Chisinau, dans l’actuel bâtiment du ministère de la Défense, mais en cas de guerre, ils devaient se déplacer à Olișcani et agir conformément aux plans de leurs activités de combat. Parmi les personnes qui ont travaillé à la construction des bunkers, il y avait peu de Moldaves, mais environ 20% du nombre total de soldats impliqués ont été condamnés pour divers crimes, purgeant leur peine pour le compte de l’État.

Après le retrait de l’armée soviétique, la base militaire a été subordonnée au ministère de la Défense du jeune État de la République de Moldavie. Elle a été gardée pour la première fois par les Moldaves qui ont effectué leur service militaire ici. En 1991, tous les documents techniques ont été évacués à Moscou ou détruits et tous les armements, munitions, équipements militaires, bases militaires et autres biens appartenant aux unités militaires de l’armée soviétique situées sur le territoire de la république ont été déclarés patrimoine national.

PC: general-kosmosa.livejournal.com

Il est difficile de dire maintenant quels ont été les plans de l’armée soviétique pour cet objectif militaire. L’une des versions est que, à Olișcani, devaient être lancées des fusées intercontinentales, mais il est plus probable que ça n’est qu’une légende. Selon d’anciens militaires et constructeurs, il s’agirait de l’un des points de commandement de réserve des Forces Armées Unies du Traité de Varsovie – une alliance militaire créée par les États du bloc socialiste en réaction à la fondation de l’OTAN. Des bases secrètes similaires existaient sur le territoire d’au moins trois des anciennes républiques soviétiques : l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et la Biélorussie. On semble que les constructions ont été efectué simultanément dans chacun de ces 3 pays, chacun d’un investissement plus de 30 millions de roubles soviétiques.

Aujourd’hui, de toutes les constructions de l’époque, il ne restait que les squelettes de deux blocs administratifs et d’un bloc de logements. Sur les terres bien boisées se trouvent des dalles de béton et de grosses pierres.

PC: general-kosmosa.livejournal.com

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